Étincelant avec Chelsea, Florent Malouda a retrouvé les Bleus avec une envie décuplée par le fiasco du Mondial sud-africain. «Mon objectif, c'est la Coupe du monde 2014», a confié le milieu offensif, lundi à Clairefontaine.
Il a débuté la saison comme il avait achevé la précédente : pied au plancher. Avec Chelsea, Florent Malouda marche actuellement sur l'eau. «Oui, ça se passe bien en club, a-t-il reconnu à Clairefontaine. J'ai fait le travail nécessaire, j'ai bien géré les vacances, la préparation. Je récolte les fruits de ce travail.» Lundi matin, Malouda est arrivé dès 9h30 au rassemblement des Bleus. Une heure et demi avant la deadline fixée par Laurent Blanc. «Ca prouve qu'il est très motivé par l'équipe nationale», s'est réjoui le sélectionneur en conférence de presse. Rappelé au même titre que huit autres Mondialistes, l'intéressé confirme : «Je considère qu'un joueur, pour donner sa pleine mesure, a besoin de l'équipe nationale. J'ai besoin de l'équipe nationale, c'est mon état d'esprit. Je sais ce que représente ce maillot bleu. J'aimerais vivre des événements agréables en équipe de France. Pour ça, il faut gagner des matches. Peut-être que je rêve éveillé, mais mon objectif, c'est la Coupe du monde 2014, au Brésil.»
«Le terrain, c'est ma thérapie»
Celle qu'il a vécue en juin dernier, Malouda l'a déjà rangée au rayon dessouvenirs douloureux. Et enrichissants. Sans renier le fiasco des Bleus, il entend s'en servir pour «avancer». «Cela fait partie de mon expérience de joueur et ce sera gravé dans ma carrière, ce n'est pas quelque chose qu'on peut effacer. On y pense tous, mais il faut passer à autre chose.» La mémorable page sud-africaine est définitivement tournée. «On a l'avenir devant nous, martèle l'ancien Lyonnais. Il faut qu'on arrête de se lamenter et penser aux deux adversaires, la Biélorussie et la Bosnie. Même si on ne peut pas éviter les questions sur la gestion de ce qui s'est passé là-bas, l'Afrique du Sud, c'est fini. Ma meilleure réponse, je la donnerai sur le terrain. C'est ma thérapie.»
«Je fais presque partie des vieux»
Malgré l'épisode de Knysna et la piteuse élimination qui s'en est suivie, le Guyanais assure n'avoir jamais songé à mettre sa carrière internationale entre parenthèses. «Même si tout n'a pas été agréable, ce n'est pas dans mon tempérament d'abandonner. Même après la défaite contre l'Afrique du Sud, j'étais dégoûté, mais je n'avais pas envie de finir sur cette impression là.» Du haut de ses 30 ans et de ses 57 sélections, Malouda fait aujourd'hui «presque partie des vieux» et se dit prêt «à s'investir, à prendre des responsabilités». Et à s'emparer du brassard de capitaine ? «Ça n'a jamais été une ambition personnelle. Si je suis venu ici, c'est avant tout pour gagner.» Pour oublier l'Afrique du Sud. - Gil BAUDU, à Clairefontaine
Source : Francefootball.fr
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